samedi 21 septembre 2013

X. La Sexualité Féminine en Paleo-Islam




A. Tabou sur la sexualité des femmes :

Généralement, une hésitation plane dans le monde musulman concernant le droit au plaisir et la jouissance sexuelle des femmes, pourtant le Prophète a fort insisté au sujet du droit de jouissance sexuelle. La sexualité de la femme a été culturellement imposée dans les esprits comme étant diabolique. 

(2:187) : " On vous a permis, la nuit de jeûne, d’approcher vos femmes; elles sont un vêtement pour vous et vous êtes un vêtement pour elles. " 

- Tout comme il est un devoir conjugal pour la femme d'assouvir les besoins sexuels de son époux, les mâles aussi ont le devoir d'assumer les besoins sexuels de leurs épouses. Si l'époux ne parvient pas à assumer sexuellement son épouse, celle-ci peut donc s'en séparer unilatéralement. Si le mari refuse la séparation le juge sera chargé de l'y contraindre pour cette raison, quitte a lui rendre une partie de la dot si lui le nie. 



Il existe un tabou sur la sexualité féminine, or, l'islam prend cela en considération.


Le Prophète institua même la sexualité au sein des couples comme un acte religieux et cultuel. Muhammad dit pour cette raison ceci : " Il y a une rétribution divine pour les plaisirs charnels au sein des couples mariés. " Les compagnons demandèrent alors : " Ô Messager, serons-nous récompensés pour avoir assouvi nos besoins charnels ? ". Le Prophète répondit à cela : " Si vous assouvissiez vos besoins charnels hors mariage vous seriez châtié, de même lorsque vous assouvissez ceux-ci avec vos conjoints vous serez rétribués. " (Muslim)


B. La question de l'excision du clitoris :

La mutilation sexuelle incluant parfois notamment en Afrique l'ablation des grandes lèvres est un usage préislamique qui continue de se pratiquer sous l'étiquette islamique, de même certaines mutilations terrifiantes remontant à l'Ancienne Egypte sont imputées à la culture islamique et cela vise à diminuer les pulsions sexuelles de la femme considérées comme diaboliques. L'excision continue de détruire la vie de nombreuses femmes encore au jourd'hui au nom de l'islam. Pour justifier cette mutilation au nom de l'islam, sont ainsi invoqués en guise d'arguments deux hadiths se fondant sur un usage arabe préislamique. 

* Premier hadith : " Le bain rituel est recquis si les deux lieux de circoncision se touchent ". Dans ce hadith le toucher entre les lieux circoncis décrit la pénétration sexuelle. Cela sous-entend que la femme aussi, à l'instar de l'homme était excisée, ce hadith est transmis par la voie d'Aïcha.

* Second hadith : Un exciseuse du nom d'Umm Atiyyah ayant un jour été aperçu par le prophète excisant une fillette lui dit : " N'exagères pas et prends juste de son extrémité, cet organe rend le visage lumineux et la rend plus agréable à son époux ". Ce hadith existe sous différentes formes et variantes. 

- Une idée fausse existe que l'excision des femmes chez les Arabes visait à réduire leurs pulsions sexuelles, ce hadith évoque pourtant bien une jouissance visible sur le visage de la femme. En fait les Arabes étaient avides de sexe dans la chaleur du desert. Selon leurs croyances, l'excision du prépuce du clitoris augmentait le plaisir de la femme lors des rapports. Parfois, lorsque le prépuce empêche le clitoris de sortir, une opération de décallotage s'avère nécessaire. Le tissus du prépuce diminue en effet l'intensité du plaisir s'il ne se décalotte pas. 


Les schémas ci-dessus représentent  les organes sexuels mâle et femelle, qui permettent de comprendre la connaissance poussée de Muhammad et son intérêt au sujet de la sexualité de la femme. Contrairement à son apparence extérieure, le clitoris ne se réduit pas à la petite excroissance visible au-dessus du vagin mais s'ancre en profondeur, et lors de la pénétration de la verge du mâle, l'engorgement par l'afflux sanguin clitoridien fait gonfler le gland vestibulaire faisant partie du clitoris qui stimule la verge en le serrant de part et d'autre. Et cet organe constitue un organe d'environs huit centimètres profondément enraciné dans le sexe de la femme. Le clitoris serre le pénis lors de son passage dans le vagin en se dilatant, et en parlant de contact entre le pénis et le clitoris lors des rapports sexuels, le Prophète montre combien il savait l'importance de la fonction du clitoris dans la jouissance sexuelle. Par ailleurs, en parlant de concact des "deux lieux de circoncision", il montrait nettement sa connaissance de ce que le clitoris est véritablement l'homologue anatomique du pénis chez la femme, ou bien il considère moins précisément le clitoris et son prépuce comme une partie apparente du sexe féminin. Par ailleurs, il ne commande nullement une telle pratique, mais décrit ces organes suivant son milieu culturel préexistant, en parlant de deux "prépuces" l'homologie entre le pénis et le clitoris dévient évident. Autrement dit, il est fait mention du décallotage respectif d'organes homologues. 

Les rares mentions d'une telle pratique préislamique rendent impossible toute tentative de détermination du niveau de diffusion de ces interventions et de leur finalité exacte. Les connaissances anthropologiques sur les arabes anciens témoigne d'une grande diversité des us et coutumes selon les branches et la géographie. Or, l'usage ponctuel pour un décallotage semble fort vraisemblable lorsque nous assemblons les récits existants.

* En fait, au contraire de chercher à diminuer la libido de la femme, les Arabes cherchaient à l'augmenter en décalottant l'organe homologue au pénis qu'est le clitoris, et ils percevaient par ailleurs les sécrétions sexuelles de la femme comme une substance pure similaire à la salive.

- Urwa ibn Zubayr étant venu négocier avec le Prophète à Hudaybiyya fut arroguant, abu Bakr intervint alors en disant : " As-tu cru que nous allions fuir, va plutôt sucer le clitoris d'al-Lât. ". (al-Bukhari.)

Cela montre qu'à l'époque, du vivant de Muhammad, cela était pratiqué chez les Arabes dans cette société. Or cela n'est prohibé ni par un verset, ni par un hadith. 


C. Ne copulez pas immédiatement :

Le Prophète encourageait à embrasser par la langue et jouer au lit avant la copulation. Et Aïcha vantait la capacité à se contenir chez Muhammad. Sans doute qu'elles en discutaient entre-elles entre épouses, puisqu'elles étaient toutes veuves hormis Aïcha. Les ébats des animaux aussi temoigne de la faiblesse des mâles vis-à-vis des femelles. Aïcha rapporte : " Qui d'entre vous se maîtrise aussi bien que le Prophète (à ne pas éjaculer) ? " (al-Bukhari, Exégèse : 5-209.)

Bilal rapporte de même que le Prophète visitait successivement toutes ses épouses de retours des expéditions, montrant comme il maîtrisait effectivement sa sexualité. Et surtout cela montre l'importance accordée à la jouissance sexuelle de ses épouses. 


D. Liberté sexuelle dans les postures sexuelles et la jouissance :

(2:223) : " Vos femmes sont pour vous un champ de labour. Allez donc à vos champs par où vous désirez, et gérez-les pour vous-mêmes (jachère ou culture). Craignez de contrevenir à Dieu et sachez que vos allez retourner à lui, annonce la bonne nouvelle aux croyants. "

- Le Coran donne libre-cours aux relations charnelles au sein des couples. Chez beaucoup de personnes, les rapports conjugaux n'ont pour objectif que la reproduction. Or, comme dans l'hindouisme, la sexualité est en islam considérée comme un culte encouragé ainsi que la recherche de la jouissance sexuelle. Ainsi seule la pénétration du vagin lors des menstrues est prohibée en islam. 


E. Contrôle des naissances :

Plusieurs compagnons ont témoigné : " Nous pratiquions la continence du vivant du Prophète tandis que le Coran continuait à être révélé, or aucune interdiction ne fut édictée. " (Muslim.) 

- Le Prophète autorisait la continence, et aurait affirmé de même l'appliquer lui-même avec Aïcha.


F. Si l'époux ne parvient pas à assouvir la femme elle peut s'en séparer :

(2:229) : " Le divorce (réconciliable) est permis pour seulement deux fois. Alors, c’est soit la reprise conformément aux usages, soit la libération avec gentillesse. Et il ne vous est pas permis de reprendre quoi que ce soit de ce que vous leur aviez donné, - à moins que l'un d'eux ne craigne de ne point pouvoir se conformer aux ordres imposés par Dieu. Si donc vous craignez que quiconque d'entre-eux ne puisse se conformer aux ordres de Dieu, alors ils ne commettent aucun péché si la femme se rachète avec quelque bien. Voilà les ordres de Dieu. Ne les transgressez donc pas. Et ceux qui transgressent les ordres de Dieu ceux-là sont les injustes " 

ibn Abbas, rapporte qu'après les noces de Tahbit ibn Qays celui-ci cassa le bras de son épouse. "Ô Messager, je ne me plaindrai pas au sujet de la foi de mon époux, mais je crains après avoir cru de me mettre en défaut au sujet de la religion " aurait-elle dit au Prophète. Celui-ci lui demandant : "Es-tu susceptible de lui remettre son jardin qu'il t'a offert pour dot ?". Elle de répondre : "Oui". Sur quoi le Prophète commandera à Thabit de reprendre son jardin et se séparer d'elle. (rapporté par al-Bukhari, Tirmidhi, abu Davud et ibn Majah, ...) De même, le Prophète sépara un autre couple de façon unilatérale sur demande de l'épouse encore une autre fois. Par conséquent, il est évident que se séparer de son époux si elle n'est pas sexuellement assouvie est un droit naturel.


G. Assouvir le désir de la femme menstruée :

Aïcha  rapporte : " Lorsque le Prophète souhaitait réjouir ( بش ) l'une d'entre-nous lors de ses menstrues, il lui commandait de charger son vagin et la pénétrait. Qui parmi vous se maitrise aussi bien que le Messager ? " (al-Bukhari, 5-209.)

- Il est prohibé de pénétrer le vagin lors des menstrues. Le terme بشر signifie en langue arabe la pénétration sexuelle. Selon les usages de l'épque, les femmes bourraient leurs sexe lors des menstrures pour contenir les écoulements menstruels.


H. Demander l'accord de la femme pour quitter le lit de nuit :

Aïcha rapporte : " Lorsque le Messager souhaitait quitter notre couche pour prier de nuit, il me demandait mon accord. "

- Assouvir les besoins charnels de la femme est un devoir pour l'époux, et cette subtilité du Prophète est étonnante. Quant à ce qui est une grande injustice, c'est de considérer les besoins charnels de la femme comme honteux, et nous avons vu que cela est totalement incompatible avec les enseignements du Prophète en islam.






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